Herbe de la pampa : origine, culture, déco… et nouvelle réglementation en France
Herbe de la pampa, Cortaderia selloana, pampa grass… Cette grande graminée ornementale a longtemps été la star des jardins contemporains et des décos bohèmes. Mais elle est aujourd’hui au cœur d’un sujet essentiel : sa classification comme espèce exotique envahissante et son interdiction en France métropolitaine pour les plants vivants.
⚠️ À savoir avant tout projet : en France hexagonale, l’herbe de la pampa (Cortaderia selloana) est inscrite sur la liste des espèces exotiques envahissantes. Il est interdit d’en introduire, détenir, transporter ou commercialiser des spécimens vivants (plants, graines, mottes, etc.). Ces mesures visent à protéger les milieux naturels, notamment les zones humides et littorales, où la plante a tendance à se naturaliser et à supplanter la flore locale.
Dans ce guide, je vous propose donc :
- de mieux comprendre l’herbe de la pampa (origine, variétés, atouts…)
- d’apprendre à gérer les sujets déjà en place et leurs besoins (climat, sol, taille, division)
- d’explorer les usages décoratifs des plumes séchées, très recherchées en intérieur
- et de faire le point sur les réglementations et alternatives responsables pour vos projets de jardin ou de décoration.
Découvrir l’herbe de la pampa : origine, variétés et atouts
Origine et description botanique de l’herbe de la pampa
La herbe de la pampa est une grande graminée vivace originaire d’Amérique du Sud, principalement des pampas argentines, uruguayennes et brésiliennes. Appartenant au genre Cortaderia, la plus connue est Cortaderia selloana, facilement reconnaissable à ses touffes denses de feuilles linéaires et à ses imposantes inflorescences plumeuses qui se dressent en fin d’été et en automne.
Les panicules (plumes) peuvent atteindre environ 1 m de hauteur à elles seules et porter la plante entre 2 et 3 m dans de bonnes conditions. Les feuilles sont longues, arquées et souvent tranchantes au toucher à cause de leurs bords dentelés : mieux vaut porter des gants lors de la taille ou de la manipulation.
Botaniquement, la herbe de la pampa est une vivace cespiteuse : elle forme des touffes (tussock) plutôt qu’un gazon traçant. Son système racinaire est dense et fibreux, ce qui lui donne une bonne stabilité, mais sans rhizomes envahissants comme certaines autres graminées. La floraison produit des panicules plumeuses très abondantes, remplies de graines ailées facilement dispersées par le vent — un point clé pour comprendre son potentiel invasif. Les colorations varient selon les cultivars : blanc, crème, ivoire, et teintes rose pâle pour certaines variétés horticoles.
En tant qu’architecte d’intérieur et passionnée de jardins, j’aime rappeler que la herbe de la pampa est autant un élément architectural qu’une simple plante : sa silhouette sculpturale crée des points focaux, des écrans et des brise-vues naturellement esthétiques. Mais sa dimension et sa vigueur imposent un positionnement réfléchi, afin de ne pas écraser les massifs voisins ni gêner les passages.
Variétés populaires : pampas blanches, roses et formes compactes
Au fil du temps, plusieurs variétés de herbe de la pampa ont été sélectionnées pour leur hauteur, leur port et la couleur de leurs plumes :
- Pampas blanches : souvent Cortaderia selloana ‘Pampas’ ou ‘Sellowiana’, avec de grandes panicules blanches à crème, très spectaculaires en hauteur et en volume.
- Pampas roses : commercialisées sous des noms comme ‘Rosea’, elles offrent des inflorescences teintées de rose pâle à rosé, plus ou moins marquées selon l’exposition et le climat.
- Variétés compactes : dites « naines » ou « pampas naines », comme Cortaderia selloana ‘Pumila’ ou ‘Tiny Pampa’, qui restent plus basses et mieux adaptées aux petits espaces, balcons ou patios.
Les variétés dites « naines » gardent la silhouette graphique de la plante mère tout en étant plus faciles à intégrer dans des projets paysagers ou urbains. Attention toutefois : « nain » ne veut pas dire minuscule — il faut toujours prévoir une zone suffisante pour l’aération, la croissance et l’entretien.
Il existe aussi des espèces proches parfois confondues, comme Cortaderia jubata, encore plus problématique sur le plan de l’invasivité et à éviter strictement. Pour jardiner de manière responsable, mieux vaut aujourd’hui se tourner vers des graminées alternatives non invasives et demander au pépiniériste (ou vérifier sur les sites officiels) le statut réglementaire de la plante envisagée avant tout projet.
Climat, exposition et type de sol idéaux
La réussite d’une herbe de la pampa déjà en place dépend du trio climat – exposition – sol. Globalement, la plante préfère les climats tempérés à doux et s’épanouit au plein soleil : une exposition lumineuse garantit une meilleure floraison et un port plus compact.
En France, elle a longtemps été très à l’aise sur le littoral atlantique et dans le Sud, dans les régions aux hivers modérés et aux sols bien drainés. Certaines variétés tolèrent des gels ponctuels jusqu’à environ -10/-15 °C si le sol n’est pas gorgé d’eau et que le pied est bien installé.
- Exposition : plein soleil de préférence. La mi-ombre est tolérée, mais la floraison et la silhouette générale s’en ressentent.
- Type de sol : sols bien drainés, même pauvres ou sablonneux. Évitez les terrains lourds et détrempés qui favorisent le pourrissement des racines en hiver.
- pH : tolérance large, du neutre au légèrement acide ou calcaire.
- Humidité : une fois bien enracinée, la plante est assez tolérante à la sécheresse, mais nécessite des arrosages réguliers la première année pour s’installer.
En milieu urbain, installer une herbe de la pampa (lorsque la législation locale le permet) face à un mur orienté sud ou sud-est crée un microclimat chaud et abrité. À l’inverse, les secteurs soumis à des vents froids et humides brûlent les feuilles et réduisent la floraison. En climat froid ou en altitude, on privilégie des graminées plus rustiques ou, pour les pieds existants, une protection renforcée les deux premières années (paillage épais, voile d’hivernage).
Atouts et limites pour les jardins français
La herbe de la pampa a longtemps cumulé de nombreux atouts dans les jardins français :
- un aspect architectural très marqué, idéal pour structurer un massif ou un jardin contemporain ;
- des plumes décoratives durables, parfaites pour les bouquets et compositions sèches ;
- une bonne résistance à la sécheresse une fois installée, intéressante pour les jardins méditerranéens et les aménagements économes en eau ;
- un rôle de brise-vue naturel ou de fond de massif, avec une taille annuelle relativement simple.
Mais ces qualités ont leur revers :
- une taille imposante qui peut rapidement dominer un petit jardin et nécessiter du recul visuel ;
- des feuilles coupantes, pouvant représenter un risque pour les enfants et animaux à proximité ;
- un potentiel invasif élevé lorsque les graines se disséminent dans des milieux favorables, en particulier en zones littorales et humides ;
- un besoin de nettoyage régulier (feuilles sèches, plumes fanées) pour éviter les nids de débris et les points faibles face au vent.
Dans les jardins qui disposent de suffisamment d’espace et où la réglementation le permet, la plante reste spectaculaire et durable. En France métropolitaine cependant, le cadre légal modifie désormais la donne : on ne parle plus de nouveaux projets de plantation, mais plutôt de gestion des pieds existants, de sécurité et d’alternatives plus vertueuses.
Planter et cultiver l’herbe de la pampa pas à pas (cas des régions où elle est autorisée)
Important : les conseils de plantation qui suivent s’appliquent uniquement aux régions ou pays où l’herbe de la pampa est encore autorisée. En France hexagonale, il n’est plus légal de planter de nouveaux pieds ; si vous en possédez déjà, concentrez-vous sur l’entretien sécurisé et la limitation de sa dissémination.
Choisir l’emplacement et préparer le sol
Pour réussir la culture de la herbe de la pampa dans un contexte autorisé, le choix de l’emplacement est primordial. Cette graminée ornementale adore le plein soleil : installez-la dans une zone qui reçoit au moins 6 à 8 heures de soleil direct par jour pour obtenir des panaches floraux généreux et une végétation dense. Elle tolère une large gamme de sols, mais préfère un sol bien drainé. Les terrains constamment gorgés d’eau favorisent la pourriture de la souche.
En bord de mer, l’herbe de la pampa supporte bien la salinité et les embruns, ce qui expliquait son succès dans les jardins littoraux. Avant toute plantation (dans les pays où c’est possible), on prépare le sol de manière classique :
- désherber soigneusement la zone (mauvaises herbes et racines profondes) ;
- améliorer le drainage si nécessaire en incorporant du sable grossier ou du gravier dans un sol argileux et compact ;
- apporter du compost mûr ou du terreau pour enrichir la structure ;
- ajuster, si besoin, un pH très extrême après analyse, la plante se satisfaisant d’un pH neutre à légèrement acide ou alcalin.
Il faut aussi prévoir l’espace futur : les touffes peuvent atteindre 1,5 à 3 m de large et presque autant en hauteur selon la variété. On laisse généralement 2 à 3 m entre deux plants pour permettre l’expansion naturelle, favoriser la circulation d’air et limiter les maladies. On veillera à placer la plante à distance des allées et des zones de passage, les feuilles pouvant être coupantes et salissantes lorsqu’elles sèchent.
Plantation : quand, comment et conseils pratiques
Dans les régions où la culture est autorisée, la période idéale de plantation se situe au printemps, après les dernières gelées, ou au début de l’automne dans les zones à hiver doux. L’automne permet à la plante de s’installer avant les fortes chaleurs, tandis que le printemps limite les risques de gel sur une jeune souche. On évite en revanche les plantations en plein été sans arrosage suivi.
La méthode reste classique pour une graminée ornementale :
- creuser un trou environ deux fois plus large que la motte, et d’une profondeur égale à celle-ci ;
- dans un sol pauvre, mélanger la terre extraite avec du compost mûr et un peu de sable pour améliorer la structure ;
- placer la motte de façon à ce que le collet affleure le niveau du sol, puis tasser délicatement pour chasser les poches d’air ;
- arroser généreusement juste après la plantation pour favoriser le contact entre les racines et le sol ;
- installer un paillis organique (2–3 cm) autour de la base en laissant quelques centimètres libres autour du cœur pour éviter les excès d’humidité.
Conseil de sécurité : portez des gants épais et des manches longues, les feuilles étant tranchantes. Si plusieurs sujets sont plantés, tenez compte de leur volume adulte pour éviter des tailles répétées. Pour limiter les semis envahissants, on peut supprimer les panicules florales avant leur pleine maturité, surtout les premières années.
Arrosage, fertilisation et soins saisonniers
Les besoins en eau et en nutriments de la herbe de la pampa sont modestes une fois qu’elle est installée. L’objectif est de favoriser un enracinement profond plutôt qu’un arrosage superficiel fréquent.
Les grandes lignes :
- Première année : arrosages réguliers (1 à 2 fois par semaine selon la chaleur et les pluies) pour assurer la reprise.
- Ensuite : arrosages ponctuels en cas de sécheresse prolongée ; la plante devient en général assez autonome.
- Fertilisation : un apport annuel de compost au printemps suffit souvent. En sol très pauvre, un engrais équilibré à libération lente peut être ajouté en début de saison, en évitant les apports azotés tardifs qui fragilisent les tiges avant l’hiver.
Côté calendrier d’entretien :
- Printemps : taille de nettoyage, en coupant les vieux feuillages à 20–30 cm du sol, juste avant le départ de la nouvelle végétation.
- Été : surveillance de la sécheresse et des panicules si l’on souhaite limiter les semis spontanés.
- Automne : au choix, on laisse les plumets pour l’effet décoratif hivernal ou on les coupe avant l’hiver pour limiter la dissémination.
- Hiver : en régions froides, paillage épais au pied et éventuelle protection de la souche pour éviter le gel profond.
La herbe de la pampa est peu sujette aux ravageurs. Les principaux problèmes sont plutôt liés au mauvais drainage ou au manque de lumière : feuillage jaunissant, pourriture de souche. Un sol drainant, une bonne aération entre les touffes et un ensoleillement suffisant restent les meilleurs remèdes.
Taille, division et multiplication
La taille annuelle et la division régulière sont essentielles pour garder une herbe de la pampa vigoureuse, équilibrée et plus facile à gérer, surtout lorsqu’il s’agit de pieds déjà présents dans un jardin.
La taille s’effectue en général à la fin de l’hiver ou au tout début du printemps :
- on coupe la masse de feuilles et les anciens plumets pour ne laisser qu’une structure nette ;
- on utilise un sécateur robuste, un coupe-bordure ou même une scie pour les grosses touffes ;
- on porte gants, manches longues et lunettes de protection pour éviter coupures et projections.
La division est recommandée tous les 3 à 6 ans :
- choisir une journée hors gel, au printemps ou en automne ;
- arroser la touffe la veille pour faciliter l’extraction ;
- dégager la motte à la bêche, en prenant de la marge pour préserver les racines ;
- sectionner la touffe en plusieurs fragments, chacun muni de racines et de bourgeons ;
- replanter immédiatement les divisions (lorsque la législation le permet) ou, en contexte réglementé, gérer les fragments comme des déchets végétaux contrôlés.
La multiplication par graines, très facile, est précisément ce qui contribue au statut d’espèce envahissante. Dans les zones sensibles ou réglementées, on évitera donc de laisser les graines mûrir sur pied, et l’on supprimera les panicules avant la dispersion.
Mettre en scène la pampa : aménagements et décoration
Intégrer la pampa dans une composition paysagère
La herbe de la pampa est une alliée spectaculaire pour structurer un jardin grâce à son port majestueux et ses panicules aériennes. Elle fonctionne très bien en groupes de 3 à 5 sujets (là où elle est autorisée), créant un repère visuel fort et un mouvement dans le paysage. On la place en fond de massif, en écran végétal ou en brise-vue, en respectant une distance de 1,5 à 3 m entre les pieds selon la variété.
Pour des associations réussies :
- des vivaces basses (salvias, lavandes, achillées) et des graminées fines (stipa, fétuques) adoucissent ses lignes imposantes ;
- dans un esprit méditerranéen, on l’alterne avec oliviers nains, cistes, arbustes à feuillage gris ;
- dans un jardin contemporain, graviers, bordures en acier corten et palettes minérales font ressortir la couleur crème des plumes.
En complément, on veille à respecter les contraintes écologiques : dans les zones où la plante est invasive ou réglementée, l’option la plus responsable consiste à remplacer progressivement les pieds existants par des graminées locales ou non invasives à l’allure comparable.
Pampa en pot et sur balcon : astuces et variétés adaptées
Installer de la herbe de la pampa en pot sur un balcon était une excellente idée pour gagner en volume et en mouvement, même dans de petits espaces. Aujourd’hui, on réservera ce type de projet aux régions où la plante reste autorisée et l’on veillera à ne pas favoriser la dissémination des graines.
Pour la culture en bac (en contexte légal) :
- choisir des contenants larges et profonds (au moins 50–60 cm de diamètre et 40 cm de profondeur), en bois ou matériaux composites pour une bonne isolation ;
- prévoir un drainage efficace (lit de billes d’argile, trous d’évacuation non obstrués) ;
- utiliser un substrat drainant : terreau de qualité, sable horticole, un peu de compost bien décomposé ;
- privilégier des variétés compactes ou dites naines, plus faciles à maîtriser.
Quelques astuces :
- tourner le pot régulièrement pour conserver une silhouette harmonieuse ;
- protéger les racines du gel en hiver (paillage, rapprochement du mur abrité) ;
- tailler les feuilles abîmées au printemps, toujours avec des gants épais ;
- vérifier la charge maximale du balcon avant d’installer plusieurs grands bacs.
En respectant ces règles, la plante devient un élément décoratif puissant pour un balcon ou une terrasse dans les pays où elle reste autorisée. En France, on privilégiera plutôt des graminées compactes alternatives pour un effet visuel similaire sans enfreindre la réglementation.
Séchage des plumes et idées de décoration intérieure
Les panicules de la herbe de la pampa sont devenues des incontournables de la décoration intérieure lorsqu’elles sont séchées : elles apportent volume, texture et une touche bohème-chic très actuelle.
Pour le séchage de plumes déjà récoltées :
- couper les panicules à maturité, en fin d’été ou à l’automne, avant la dispersion des graines ;
- prélever le matin, une fois la rosée évaporée, puis secouer délicatement pour éliminer poussières et insectes ;
- regrouper les tiges en petits bouquets et les suspendre la tête en bas dans un lieu sombre, sec et bien ventilé pendant 2 à 4 semaines ;
- une fois sèches, fixer délicatement les plumes avec un voile de vernis mat ou de laque pour limiter la chute d’épillets.
Quelques idées déco :
- Vase sculptural : une seule grande plume dans un vase haut pour un point focal dans l’entrée ou le salon.
- Bouquets mixtes : mélanger les plumes de pampa à d’autres fleurs séchées (lagurus, avoine, phalaris) pour des compositions texturées.
- Panneaux muraux : fixer les tiges sur un cadre pour créer un tableau végétal.
- Rideaux végétaux : suspendre plusieurs bouquets sur une tringle pour un effet cloison bohème.
En intérieur, on évite de placer les plumes près des bouches d’air ou des zones de passage pour limiter les pertes de brins, et on les tient éloignées de toute source de chaleur ou de flamme : l’herbe de la pampa sèche est combustible.
Entretien durable, prévention des risques et réglementations
Adopter une approche durable avec l’herbe de la pampa, c’est concilier esthétique, sécurité et respect de la biodiversité locale.
Pour les pieds déjà présents au jardin :
- réaliser une taille annuelle ou tous les deux ans, en coupant à 10–20 cm du sol au printemps ;
- porter toujours des équipements de protection (gants, manches longues, lunettes) ;
- composter éventuellement le feuillage coupé, à condition qu’il ne contienne pas de graines matures ;
- éliminer les panicules portant des graines en sacs fermés, en les déposant en déchetterie pour éviter la dissémination.
Côté risques, plusieurs points méritent une vigilance particulière :
- Invasivité : dans de nombreuses régions, l’herbe de la pampa est reconnue comme espèce envahissante. La production massive de graines légères favorise sa dispersion dans les milieux naturels.
- Feu : les touffes sèches sont hautement inflammables. On évite de les installer (là où c’est autorisé) à proximité immédiate des habitations et on réduit la masse sèche par la taille.
- Sécurité physique : les feuilles sont coupantes et peuvent provoquer des blessures. Prudence avec les enfants, animaux et lors des travaux de jardinage.
Concernant la réglementation, informez-vous systématiquement auprès des services locaux, sites officiels ou mairies : en France métropolitaine, Cortaderia selloana figure sur la liste des espèces exotiques envahissantes et sa détention ou sa commercialisation à l’état vivant est interdite. Dans ce contexte, les projets les plus responsables consistent à :
- ne pas planter de nouveaux sujets ;
- gérer de façon stricte les pieds existants, en limitant la production de graines ;
- préférer des graminées autochtones ou non invasives offrant un effet décoratif similaire (stipa, miscanthus adaptés, molinia, etc.).
En parallèle, adoptez des gestes durables au jardin : limiter l’arrosage, favoriser un sol vivant avec paillis organiques, valoriser les déchets verts par un compostage maîtrisé et, surtout, privilégier des espèces compatibles avec la biodiversité locale.
FAQ sur l’herbe de la pampa
L’herbe de la pampa est-elle interdite en France ?
Oui, en France métropolitaine, Cortaderia selloana est classée comme espèce végétale exotique envahissante. L’introduction, la détention, le transport et la commercialisation de spécimens vivants sont interdits. Les pieds déjà en place doivent être gérés avec précaution afin de limiter la dissémination.
Peut-on encore utiliser des plumes de pampa en décoration ?
Les plumes séchées peuvent encore être utilisées en décoration, à condition de vérifier l’origine des produits et de respecter les consignes locales. Privilégiez des circuits responsables, des plumes récoltées sur des plantes déjà présentes ou des alternatives végétales séchées si vous souhaitez réduire au maximum l’impact sur l’environnement.
Quelles alternatives planter à la place de l’herbe de la pampa ?
Pour un effet visuel similaire sans le risque invasif, orientez-vous vers des graminées ornementales non invasives adaptées à votre région : stipa, miscanthus sélectionnés, panicums, molinias, pennisetums rustiques, etc. Elles offrent du mouvement, des plumeaux décoratifs et une belle présence hivernale, tout en respectant davantage la biodiversité locale.
Les feuilles de la pampa sont-elles dangereuses ?
Les feuilles de l’herbe de la pampa contiennent des phytolithes siliceux, ce qui les rend particulièrement coupantes. Elles peuvent provoquer des lacérations sur la peau. Portez toujours des gants et des vêtements couvrants pour la taille, et évitez de placer la plante près des zones de jeu des enfants ou des passages fréquentés.


